{"id":86189,"date":"2026-10-19T18:47:59","date_gmt":"2026-10-19T16:47:59","guid":{"rendered":"https:\/\/www.dainichi-europe.de\/magazin-haaki-wer-bist-du\/"},"modified":"2026-10-22T21:09:42","modified_gmt":"2026-10-22T19:09:42","slug":"magazin-haaki-wer-bist-du","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.dainichi-europe.de\/fr\/magazin-haaki-wer-bist-du\/","title":{"rendered":"Haaki, qui es-tu ?"},"content":{"rendered":"<div class=\"m-seite\">\n<header class=\"m-auftakt\" style=\"background-image:url('https:\/\/www.dainichi-europe.de\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/magazin-haaki-tropen_kingfish_2.jpg'); background-position: center 40%\">\n<div class=\"m-zeichen\" aria-label=\"\u5bfe\u8a71 \u2013 taiwa, der Dialog\">\n      <span class=\"linie\"><\/span><span class=\"ja\" lang=\"ja\">\u5bfe\u8a71<\/span><span class=\"lesung\">taiwa<\/span>\n    <\/div>\n<div class=\"m-auftakt-text\">\n<h1>Haaki, qui es-tu ?<\/h1>\n<p class=\"m-vorspann\">Haaki avec Bachmann, \u00e9pisodes 34 et 35. D'habitude, c'est Haaki qui pose les questions et moi qui r\u00e9ponds. Cette fois, nous avons invers\u00e9 les r\u00f4les.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/header>\n<p class=\"m-unterzeile\">Haaki avec une s\u00e9riole (yellowtail kingfish).<\/p>\n<section class=\"m-lesen\">\n<p>Dans de nombreux \u00e9pisodes de notre s\u00e9rie, Haaki est assis en face de moi et me bombarde de questions : sur le Japon, sur les \u00e9leveurs, sur le march\u00e9 des ko\u00efs. Qui l'\u00e9coute remarque vite qu'il n'est pas un simple questionneur, mais qu'il est lui-m\u00eame plong\u00e9 dans le monde des poissons. Le 18 octobre 2026, je lui ai donc demand\u00e9 \u00e0 mon tour qui il est vraiment, d'o\u00f9 il vient et comment il s'est gliss\u00e9 dans nos films. Il en est sorti deux \u00e9pisodes. Le premier raconte comment un p\u00eacheur est devenu un amoureux des ko\u00efs.<\/p>\n<figure class=\"m-film\">\n<div class=\"m-video\"><iframe src=\"https:\/\/www.youtube-nocookie.com\/embed\/g0Fx21rkfKE?rel=0\" title=\"Haaki, wer bist du? Vom Karpfenangler zum Koi\" loading=\"lazy\" allow=\"accelerometer; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; fullscreen\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe><\/div><figcaption>\u00c9pisode 34 : du p\u00eacheur de carpes au ko\u00ef.<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Un Chagoi et une douche froide<\/h2>\n<p>Nous nous sommes connus en 2018, peu apr\u00e8s mon installation dans le Mecklembourg. Semaine apr\u00e8s semaine, Haaki avait ench\u00e9ri sur notre plateforme, surtout sur les Chagoi plus clairs aux nageoires enti\u00e8rement color\u00e9es, tr\u00e8s recherch\u00e9s \u00e0 l'\u00e9poque. Pour la somme qu'il voulait d\u00e9penser, ce n'\u00e9tait pas simple du tout. Un jour, il a remport\u00e9 un poisson, est venu le chercher et a apport\u00e9 avec lui tout un sac de questions.<\/p>\n<p>Son bassin \u00e9tait alors \u00e0 moiti\u00e9 un bassin naturel : galets, n\u00e9nuphars, plantes, bien 170 m\u00e8tres cubes, sans isolation ni pompe \u00e0 chaleur. Je lui ai r\u00e9pondu comme je le fais toujours. Tu veux un bassin \u00e0 ko\u00efs ou un bassin \u00e0 plantes ? Il faut choisir. L\u00e0 o\u00f9 il y a des plantes et du gravier, des zones sans oxyg\u00e8ne se forment. Haaki se souvient de cette premi\u00e8re visite comme d'une douche froide, et il ne m'en a pas voulu. Quand on parle \u00e0 un sp\u00e9cialiste, dit-il, on est d'abord content d'obtenir une r\u00e9ponse sens\u00e9e. Elle n'a pas besoin d'\u00eatre aimable.<\/p>\n<\/section>\n<section class=\"m-satz dunkel\">\n<blockquote>\n<p>\u00ab Je crois que c'\u00e9tait \u00e0 peu pr\u00e8s notre premi\u00e8re rencontre, o\u00f9 je me suis dit : oh, il est un peu froid, ce monsieur. \u00bb<\/p>\n<footer>Haaki<\/footer>\n<\/blockquote>\n<\/section>\n<section class=\"m-lesen\">\n<h2>De client \u00e0 ami<\/h2>\n<p>Les installations \u00e9taient encore en pleine construction. Le pont n'existait pas encore, les bassins d'angle n'avaient pas leur taille actuelle et le nouveau hall n'\u00e9tait pas encore l\u00e0. Haaki a \u00e9t\u00e9 impressionn\u00e9, a achet\u00e9 encore un, deux, trois poissons et n'a cess\u00e9 de revenir. Comme il voyait comment les poissons se d\u00e9veloppaient chez lui, il a fini par ne plus acheter de ko\u00efs ailleurs.<\/p>\n<p>Mais c'est autre chose qui a fait na\u00eetre l'amiti\u00e9. Sur les questions de ko\u00efs, Haaki me paraissait au d\u00e9but toujours un peu h\u00e9sitant, et je supporte mal cela. Quand nous en sommes venus \u00e0 l'\u00e9lectricit\u00e9, \u00e0 la batterie et \u00e0 l'installation solaire, et que Frank m'a dit qu'il fallait absolument demander \u00e0 Haaki, il \u00e9tait m\u00e9tamorphos\u00e9 : rapide, \u00e9loquent, plein d'id\u00e9es. Je me suis dit qu'il y avait bien plus derri\u00e8re. Haaki voit cela avec plus de recul. Dans le monde des ko\u00efs, il pr\u00e9f\u00e9rait m'\u00e9couter plut\u00f4t que de me raconter quelque chose. Il avait d\u00e9j\u00e0 lu mes livres depuis longtemps.<\/p>\n<p>Depuis, nous nous aidons mutuellement. Il m'a conseill\u00e9 pour plus d'une d\u00e9cision concernant l'\u00e9nergie de nos installations, et moi pour les ko\u00efs. Et plus d'une fois, il a pris le relais quand je n'avais pas le temps et que des clients voulaient aller p\u00eacher.<\/p>\n<div class=\"m-textzeichen\" aria-label=\"\u91e3\u308a \u2013 tsuri, das Angeln\"><span class=\"lesung\">tsuri<\/span><span class=\"ja\" lang=\"ja\">\u91e3\u308a<\/span><span class=\"strich\"><\/span><\/div>\n<h2>Une vie au bord de l'eau<\/h2>\n<p>Haaki a p\u00each\u00e9 pour la premi\u00e8re fois \u00e0 quatre ou cinq ans, et la fi\u00e8vre ne l'a plus jamais quitt\u00e9. Petit gar\u00e7on, il passait son temps au bord des eaux pr\u00e8s de chez lui, et \u00e0 neuf ou dix ans il s'est appropri\u00e9 le petit aquarium de 100 litres de son p\u00e8re. Un peu comme beaucoup de nos clients, dit-il : ils viennent de l'aquariophilie ou de la p\u00eache, voient un jour un bassin \u00e0 ko\u00efs bien entretenu et se disent : quels poissons !<\/p>\n<p>Pour lui, l'un de ces moments a eu lieu en 2001 \u00e0 l'a\u00e9roport de Singapour, o\u00f9 il y a des bassins \u00e0 ko\u00efs. Il se souvient encore s'\u00eatre arr\u00eat\u00e9 devant, \u00e9bahi. Mais il a fallu attendre 2013 pour qu'il puisse am\u00e9nager un bassin sur son propre terrain.<\/p>\n<h2>Carpes, brochets et l'exp\u00e9rience partag\u00e9e<\/h2>\n<p>Au d\u00e9but des ann\u00e9es quatre-vingt-dix, Haaki s'est mis \u00e0 p\u00eacher la carpe de fa\u00e7on cibl\u00e9e, avec des bouillettes, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 on ne les trouvait pas encore toutes pr\u00eates. Il les roulait lui-m\u00eame, par quintaux, les congelait, les salait et essayait toutes sortes de choses. Peut-\u00eatre, dit-il aujourd'hui en riant, aurait-il d\u00fb vendre son m\u00e9lange en sachets il y a vingt ans. Pendant quinze \u00e0 vingt ans, il n'a presque p\u00each\u00e9 que dans le Mecklembourg, sur les grands lacs naturels autour de Schwerin, id\u00e9aux pour les grosses carpes et tout sauf faciles pour le p\u00eacheur. Des poissons de dix \u00e0 quinze kilos \u00e9taient normaux, vingt kilos l'exception, et ceux-l\u00e0 aussi, il les a trouv\u00e9s.<\/p>\n<p>Puis sont venus les brochets, surtout sur le lac de Schwerin, avec des poissons jusqu'\u00e0 1,24 m\u00e8tre. \u00c0 partir de 2010 environ, il a p\u00each\u00e9 toutes les esp\u00e8ces les unes apr\u00e8s les autres : silure sur le P\u00f4, saumon, morue et truite de mer dans la Baltique. Et avec les ann\u00e9es, quelque chose a chang\u00e9. Au d\u00e9but, c'\u00e9tait la chasse au gros poisson. Plus tard, c'\u00e9tait l'exp\u00e9rience, la joie partag\u00e9e avec quelqu'un avec qui l'on aime \u00eatre sur l'eau.<\/p>\n<p>C'\u00e9tait aussi notre cas \u00e0 tous les deux sur le Plauer See. \u00c0 la tra\u00eene, l'un doit surveiller le tombant et piloter le bateau, l'autre s'occupe des lignes. C'est presque plus de la p\u00eache professionnelle que de la p\u00eache \u00e0 la ligne, un travail d'\u00e9quipe, et \u00e0 ce niveau on n'y arrive gu\u00e8re seul. Le brochet de 1,20 m\u00e8tre que l'on voit sur notre site \u00e9tait l'une de ces prises communes.<\/p>\n<figure class=\"m-bild\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.dainichi-europe.de\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/magazin-haaki-plauer_see_20.jpg\" alt=\"Un p\u00eacheur agenouill\u00e9 sur un bateau tient un tr\u00e8s grand brochet\"><figcaption>Haaki avec le brochet que nous avons p\u00each\u00e9 ensemble sur le Plauer See. Avril 2021.<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Sous les tropiques<\/h2>\n<p>En 2019, Haaki a p\u00each\u00e9 pour la premi\u00e8re fois sous les tropiques, aux \u00eeles Andaman, un archipel tr\u00e8s ramifi\u00e9 qui appartient \u00e0 l'Inde. Il y a pris des carangues g\u00e9antes, des barracudas et d'autres pr\u00e9dateurs en surface, avec une puissance que l'on ne conna\u00eet pas chez nos poissons d'eau froide. Cela l'a saisi. Depuis, il fait un ou deux voyages par an : deux fois Madagascar, deux fois le Costa Rica, du thon rouge au large de l'Espagne avec son propre bateau.<\/p>\n<div class=\"m-quer-paar\">\n<figure><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.dainichi-europe.de\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/magazin-haaki-tropen_gt.jpg\" alt=\"P\u00eacheur sur un bateau avec une grande carangue g\u00e9ante argent\u00e9e\"><figcaption>Haaki avec une carangue g\u00e9ante.<\/figcaption><\/figure>\n<figure><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.dainichi-europe.de\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/magazin-haaki-tropen_mahi.jpg\" alt=\"P\u00eacheur sur un bateau avec une coryph\u00e8ne jaune-vert \u00e9clatant\"><figcaption>Et avec une coryph\u00e8ne, aussi appel\u00e9e mahi-mahi.<\/figcaption><\/figure>\n<\/p><\/div>\n<p>Le plus impressionnant pour lui a \u00e9t\u00e9 l'\u00eele Robinson Cruso\u00e9, dans l'archipel Juan Fern\u00e1ndez, loin dans le Pacifique au large du Chili. Des s\u00e9rioles sauvages (yellowtail kingfish) y passent, la m\u00eame esp\u00e8ce que Bram \u00e9l\u00e8ve \u00e0 terre en Z\u00e9lande. Haaki a pris deux poissons d'une vingtaine de kilos. J'ai envoy\u00e9 \u00e0 l'\u00e9poque \u00e0 Bram des photos de Haaki avec ses grosses s\u00e9rioles. Bram a r\u00e9pondu que Haaki pouvait bien les ramener, ce serait s\u00fbrement un bon mat\u00e9riel d'\u00e9levage pour croiser une nouvelle lign\u00e9e. Ainsi, Haaki, Bram et moi sommes aussi li\u00e9s par ce poisson. Et puis il y a les compagnons qu'un touriste en voyage organis\u00e9 n'a pas si facilement l'occasion de voir : des bancs de dauphins qui chassent avec les thons, et des baleines, en passant.<\/p>\n<figure class=\"m-bild\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.dainichi-europe.de\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/magazin-haaki-tropen_kingfish_1.jpg\" alt=\"P\u00eacheur sur un bateau avec une grande s\u00e9riole, la mer et des \u00eeles en arri\u00e8re-plan\"><figcaption>Haaki avec une s\u00e9riole (yellowtail kingfish), la m\u00eame esp\u00e8ce que Bram \u00e9l\u00e8ve en Z\u00e9lande.<\/figcaption><\/figure>\n<\/section>\n<section class=\"m-lesen\" style=\"padding-top:0\">\n<p>Le deuxi\u00e8me \u00e9pisode parle de son propre bassin, de ce qu'il a vu dans nos installations et d'une nuit dans la maison des poissons au Japon.<\/p>\n<figure class=\"m-film\">\n<div class=\"m-video\"><iframe src=\"https:\/\/www.youtube-nocookie.com\/embed\/CEKEdSgtB7U?rel=0\" title=\"Haaki, wer bist du? Vom Gartenteich zur Profi-Anlage\" loading=\"lazy\" allow=\"accelerometer; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; fullscreen\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe><\/div><figcaption>\u00c9pisode 35 : du bassin de jardin \u00e0 l'installation professionnelle.<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Un bassin, en fait trop grand<\/h2>\n<p>Ce qui l'a fascin\u00e9 chez les ko\u00efs d\u00e8s le d\u00e9but, c'est leur taille. Enfant, on voyait dans les bassins des poissons rouges de cinq \u00e0 vingt centim\u00e8tres, et soudain voil\u00e0 un poisson de soixante centim\u00e8tres, encore un petit ko\u00ef pour nous, et on se dit : quel gros poisson ! Et puis les couleurs, rouge, blanc, jaune, et la question de savoir comment tant de vari\u00e9t\u00e9s de couleurs peuvent na\u00eetre d'un seul poisson. S'il avait un jour sa propre maison, ce ne serait pas un bassin \u00e0 poissons rouges, mais des ko\u00efs.<\/p>\n<p>Il a ensuite construit son bassin volontairement grand, une vingtaine de m\u00e8tres de long et huit \u00e0 dix m\u00e8tres de large. Il a sous-estim\u00e9 l'entretien. Sans isolation, 170 m\u00e8tres cubes sont presque impossibles \u00e0 chauffer, et avec deux bondes de fond et un skimmer, l'hydraulique \u00e9tait bien trop faible d\u00e8s que les poissons ont grandi. Il a donc transform\u00e9 le bassin : nouvelles chambres de filtration avec de grands filtres \u00e0 brosses, \u00e9vacuations lat\u00e9rales, jusqu'\u00e0 pouvoir faire circuler une centaine de m\u00e8tres cubes \u00e0 l'heure.<\/p>\n<p>Puis les plantes sont sorties, les joncs, les iris, les n\u00e9nuphars, des tonnes de galets. Dessous, il a trouv\u00e9 ce que je lui avais pr\u00e9dit : une vase noire et malodorante faite d'algues en suspension mortes. Bien pour les n\u00e9nuphars, pas bon pour les ko\u00efs. Il n'avait pas eu de grosses maladies auparavant, mais ensuite les poissons se portaient visiblement mieux.<\/p>\n<h2>Voir avec des yeux de ko\u00ef<\/h2>\n<p>Au d\u00e9but, raconte Haaki, il regardait les ko\u00efs comme un p\u00eacheur : un beau ventre bien rond, bien lourd. Ce qui fait un bon ko\u00ef, il n'en avait gu\u00e8re conscience la premi\u00e8re ann\u00e9e. Les livres et les nombreuses vid\u00e9os ont chang\u00e9 cela en profondeur. Aujourd'hui, ce qu'il trouve le plus passionnant, c'est de rep\u00e9rer les bons parmi les jeunes poissons et de voir comment ils \u00e9voluent, par exemple quand le noir d'un Showa remonte peu \u00e0 peu. S'il recommen\u00e7ait, dit-il, il construirait sans doute un bassin purement Gosanke, uniquement Kohaku, Sanke et Showa.<\/p>\n<h2>Discus et altum<\/h2>\n<p>Haaki n'a jamais abandonn\u00e9 l'aquariophilie. Apr\u00e8s l'aquarium communautaire de son enfance sont venus les cichlid\u00e9s ; au d\u00e9but de la vingtaine, il s'est passionn\u00e9 pour le discus et a \u00e9lev\u00e9 ses propres descendances, turquoise plein et turquoise rouge, non pour les vendre mais par passion. Plus tard, il est pass\u00e9 au scalaire altum, qu'il a maintenu pendant des ann\u00e9es dans un bac de 1 200 litres. L\u00e0 aussi, nous nous ressemblons.<\/p>\n<h2>Un invit\u00e9 du week-end dans nos installations<\/h2>\n<p>Ces deux derni\u00e8res ann\u00e9es, Haaki m'a souvent aid\u00e9 quand nous s\u00e9lectionnons et filmons des poissons. Il apporte les poissons, remplit les bacs pour les photos et emm\u00e8ne les poissons vers l'installation d'exp\u00e9dition, pour que je puisse me concentrer sur la bonne photo et la bonne vid\u00e9o. Il s'est m\u00eame d\u00e9j\u00e0 tenu en maillot de bain dans mon aquarium pour y placer de grosses pierres. Il dit n'\u00eatre qu'un invit\u00e9 du week-end qui vient de temps en temps pour une demi-journ\u00e9e. Mais il voit alors les poissons avec d'autres yeux. Quand on pr\u00e9pare une centaine de Tosai un par un pour la photo et la vid\u00e9o, on aborde les choses plus sobrement, et pourtant il remarque \u00e0 chaque fois quelque chose sur quoi il m'interroge.<\/p>\n<div class=\"m-textzeichen\" aria-label=\"\u74b0\u5883 \u2013 kanky\u014d, die Umgebung\"><span class=\"lesung\">kanky\u014d<\/span><span class=\"ja\" lang=\"ja\">\u74b0\u5883<\/span><span class=\"strich\"><\/span><\/div>\n<h2>Moiti\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique, moiti\u00e9 environnement<\/h2>\n<p>Ce qui l'impressionne le plus, c'est la diff\u00e9rence entre son bassin et nos bacs, avec les m\u00eames poissons au d\u00e9part. La chaleur, le traitement de l'eau, les filtres \u00e0 tambour qui permettent de nourrir en continu, et un pH que nous maintenons entre neutre et l\u00e9g\u00e8rement acide, alors que son grand bassin tourne toujours autour de huit. Cela se voit \u00e0 la peau : \u00e0 un blanc pur et \u00e0 un rouge \u00e9clatant.<\/p>\n<p>Beaucoup d'amateurs de ko\u00efs sous-estiment cela. Ils ach\u00e8tent un bon poisson et se demandent pourquoi, chez eux, il ne ressemble pas \u00e0 la photo. Je leur dis alors : au moins moiti\u00e9-moiti\u00e9. Cinquante pour cent, c'est la g\u00e9n\u00e9tique, il faut un bon poisson pour en faire un bon poisson. Les cinquante autres pour cent, c'est l'environnement qu'on lui offre, la nourriture, la temp\u00e9rature, l'eau. Plus cet environnement est bon, plus les poissons d'une m\u00eame g\u00e9n\u00e9ration deviennent vraiment de bons poissons.<\/p>\n<h2>2 600 poissons et des vid\u00e9os honn\u00eates<\/h2>\n<p>Qui nous a suivis cette ann\u00e9e a vu plus de 2 600 poissons, chacun avec sa propre vid\u00e9o et toutes les indications. Haaki appr\u00e9cie que je reste honn\u00eate et que je n'utilise pas le mot Tategoi \u00e0 tout bout de champ. 2 600 poissons ne peuvent pas tous \u00eatre des Tategoi. En image anim\u00e9e, on voit un poisson autrement que sur une photo bien faite, et qui m'\u00e9coute un moment entend aussi si je suis enthousiaste ou non.<\/p>\n<p>Bien s\u00fbr, on peut aussi choisir sur place chez nous. Mais il vaut mieux regarder d'abord sur le site quels poissons entrent en ligne de compte et dans quel bac ils nagent. Qui se retrouve sans id\u00e9e pr\u00e9cise devant trois mille poissons, dont six cents Kohaku \u00e0 eux seuls, ne sait plus \u00e0 la fin ce qu'il veut. C'est pourquoi je dis \u00e0 certains clients : reste deux ou trois jours. Viens le premier jour, bois un caf\u00e9, regarde autour de toi. Le deuxi\u00e8me, tu regardes encore, et le troisi\u00e8me, on passe aux choses s\u00e9rieuses.<\/p>\n<h2>La nuit dans la maison des poissons<\/h2>\n<p>\u00c0 l'\u00e9poque, Haaki avait aussi lu mes r\u00e9cits du Japon de 2018 et 2019, et c'est surtout la p\u00e9riode de frai qui l'a captiv\u00e9. Nous garons les voitures devant les serres et y dormons, une oreille tendue vers la maison des poissons. Quand est-ce que \u00e7a clapote, quand est-ce que \u00e7a frappe ? \u00c0 trois ou quatre heures du matin, on entre voir ce que font les g\u00e9niteurs. \u00c0 l'aube, de nouveaux poissons sont transf\u00e9r\u00e9s et pes\u00e9s, tout le monde porte une lampe frontale. Cela a, dit Haaki, quelque chose de la p\u00eache \u00e0 la carpe.<\/p>\n<p>On voit aussi \u00e0 quel point ces maisons des poissons sont propres, on pourrait manger par terre. Qu'un \u00e9leveur pratique la reproduction artificielle ou laisse frayer naturellement, c'est selon mon exp\u00e9rience l'hygi\u00e8ne qui distingue l'\u00e9leveur de pointe de l'\u00e9leveur ordinaire. Il en va de m\u00eame dehors, lors de la r\u00e9colte. Dans les bassins naturels de Dainichi, on ne trouve presque pas de vase, presque pas de feuilles, seulement une mousse fine sur la berge, les talus entretenus, les branches taill\u00e9es. Ailleurs, on s'enfonce dans la boue pendant la r\u00e9colte.<\/p>\n<p>Reste la question que Haaki a pos\u00e9e \u00e0 la fin. Un mudpond signifie litt\u00e9ralement \u00ab \u00e9tang de boue \u00bb, et il s'\u00e9tait toujours imagin\u00e9 une boue d'argile et de limon riche en min\u00e9raux. Mais on parle en fait d'un bassin en terre. La terre, la cuvette dont est fait le bassin, est riche en min\u00e9raux. La vase putride faite de feuilles et de plantes mortes, en revanche, consomme de l'oxyg\u00e8ne, augmente la pression microbienne et r\u00e9duit ce qu'un bassin peut produire. C'est pourquoi, chez Dainichi, on l'enl\u00e8ve \u00e0 la pelleteuse avant de remettre un bassin en eau au printemps.<\/p>\n<\/section>\n<section class=\"m-ende\">\n<div>\n<h2>Encore Haaki<\/h2>\n<p>Dans l'entretien pr\u00e9c\u00e9dent, c'est de nouveau Haaki qui m'interrogeait : sur le Japon, la Chine et un distributeur de cola qui joue la canette.<\/p>\n<div class=\"m-weiter\">\n        <a class=\"m-knopf\" href=\"\/fr\/magazin-haaki-32\/\">Un march\u00e9 en pleine mutation<\/a><br \/>\n        <a class=\"m-knopf leise\" href=\"\/fr\/magazin-bram\/\">Bram Rohaan<\/a>\n      <\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/section>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u5bfe\u8a71taiwa Haaki, wer bist du? Haaki mit Bachmann, Folge 34 und 35. Sonst stellt Haaki die Fragen, und ich antworte. Diesmal haben wir den Spie\u00df umgedreht. Haaki mit einem Yellowtail Kingfish. In vielen Folgen unserer Reihe sitzt Haaki mir gegen\u00fcber und l\u00f6chert mich: \u00fcber Japan, \u00fcber Z\u00fcchter, \u00fcber den Koi-Markt. Wer ihm zuh\u00f6rt, merkt schnell, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-86189","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.dainichi-europe.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/86189","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.dainichi-europe.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.dainichi-europe.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.dainichi-europe.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.dainichi-europe.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=86189"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.dainichi-europe.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/86189\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":86191,"href":"https:\/\/www.dainichi-europe.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/86189\/revisions\/86191"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.dainichi-europe.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=86189"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}